Des auteurs régionaux : mémoire et évocation
La littérature normande regorge de récits et d’ambiances où l’eau joue souvent un rôle central. Le Lac de Pont l’Évêque a peu à peu pris sa place dans ce patrimoine écrit, souvent par la plume d’auteurs régionaux.
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Bernard Oudin : Cet historien amoureux du Pays d’Auge, dans son ouvrage Pays d’Auge, guide secret (Éditions Sud Ouest, 2010), consacre plusieurs pages aux paysages et anecdotes du lac. Il y évoque notamment les mémoires des villages riverains et l’évolution du site, soulignant à la fois la quiétude du lieu et les bouleversements qui l’ont façonné.
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Jean-François Miniac : Auteur à l’écriture graphique, Miniac a situé certaines de ses intrigues policières au bord du lac, profitant de la brume matinale et des ombres mouvantes pour servir atmosphères et rebondissements (source : Miniac officiel).
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Hélène Vial : Poétesse contemporaine, originaire de Lisieux, Vial a consacré une suite de textes courts au lac, jouant sur la musicalité de l’eau et les souvenirs d’enfance, publiés régulièrement dans la revue littéraire régionale Paroles du Pays d’Auge.
Lac, mémoire et nouvelles
Le lac est aussi une figure récurrente de la nouvelle. Plusieurs concours de nouvelles régionaux ont mis le Lac de Pont l’Évêque au cœur de leurs thématiques, telle l’édition 2019 du Prix « Plume d’Auge », où le lauréat, Jacques Lefranc, imaginait la rencontre de deux pêcheurs et d’une mystérieuse silhouette sur la berge. Ce genre littéraire, par sa brièveté et la force de l’évocation, s’accorde à la poésie secrète du lieu.
Enfin, notons la place du lac comme « décor » dans de nombreux guides historiques et guides de promenade publiés par la Société d’Histoire du Calvados. On retrouve souvent le lac sous un angle à la fois documentaire et évocateur, jamais très éloigné d’une certaine mélancolie gauloise.